Ma fille de deux ans se réveille souvent la nuit et elle réclame notre lit. Je n’en peux plus… Mon mari non plus !

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« Ma fille de deux ans se réveille souvent la nuit et elle réclame notre lit. Je n’en peux plus… Mon mari non plus ! Le manque de sommeil me pèse et pèse parfois même sur le couple, on est à cran !! Éreintés de ces nuits saccadées , trop courtes … Depuis trop trop longtemps ! Depuis quelques jours, j ai décidé qu il était temps que ma fille ne dorme plus dans notre lit,  mais ce n est pas facile. Alors ma question, dois je persévérer dans ce sens et cela prendra un certain temps ?   « 

Lorsqu’un jeune enfant a un sommeil perturbé (réveils nocturnes fréquents, pleurs, difficultés à se rendormir…), il est très important d’explorer avant toute chose la piste médicale.

Un rendez-vous avec votre pédiatre ou médecin généraliste, afin d’expliquer en détails les troubles du sommeil de votre enfant, est donc nécessaire, tout en donnant des éléments sur le comportement de votre enfant la journée également. 

Par exemple, ma fille alors âgée de deux ans avait un sommeil très perturbé, car elle avait un reflux gastro-oesophagien qui a été diagnostiqué tardivement, car elle n’avait pas tous les symptômes… Elle nous réveillait toutes les nuits en pleurs jusqu’à 4 fois par nuit (remontées acides qui étaient douloureuses associées à des spasmes au niveau du ventre…) Avec un traitement, son sommeil est devenu beaucoup plus serein…

Pour des enfants à tempérament réservé, n’oublions jamais que leur ventre parle… C’est le deuxième cerveau ! 

Les jeunes enfants ont beaucoup de difficultés à exprimer leurs émotions et nous devons les accompagner dans cette mise en mots, avec patience et tendresse. La nuit, les angoisses ressortent d’une autre manière. Ils ont besoin de nous également sur ce temps de la nuit…

Il faut avoir conscience également que nos enfants sont de véritables « éponges » et lorsque nous-mêmes avons des soucis, ils ressentent beaucoup plus de choses que nous le pensons… Parfois leur dire tout simplement : « J’ai des soucis au travail en ce moment, ce n’est pas facile pour moi, mais ça va s’arranger ! Et si je suis moins patient avec toi, j’en suis désolé, ce n’est pas de ta faute… » Ces mots les rassureront.

Si cette piste sur le plan médical a été écartée, j’entends dans ce message que la situation n’est plus tenable pour le couple. Il est très important d’écouter les besoins de nos enfants ET nos propres besoins en tant que parents. L’état de fatigue semble très important… 

De plus, il ne faut pas oublier que les parents forment un couple parental ET que l’homme et la femme, un couple « conjugal » qui a besoin d’être préservé aussi dans son intimité…

Je pars du principe qu’il faut toujours faire confiance aux enfants

Nos enfants sont plein de ressources et ils sont sensibles ! Certains ont besoin d’être davantage rassurés que d’autres sur l’amour que nous leur portons.  

Si votre décision est prise : « mon enfant ne dormira plus dans notre lit », il est alors important que vous et votre mari puissiez reparler avec lui de votre décision « commune » avec des mots simples.

Allier bienveillance et fermeté, dans le sens où notre enfant a besoin d’entendre et de réentendre des mots d’amour ET que sa place est dans son lit…

Parce que vous aussi, vous avez des besoins : « Je suis fatiguée de ne pas assez dormir » sans culpabiliser votre enfant bien évidemment. Ce n’est pas lui qui vous fatigue, mais la situation ! Bien faire la nuance avec lui bien évidemment. S’il vous réclame encore la nuit, répondre bien évidemment à son besoin de câlin et de réassurance (fondamental ! ), mais bien lui expliquer que la nuit est faîte pour dormir et que sa place est dans son lit comme les grands ! Et que vous continuerez toujours de l’aimer… Il faut surtout que vous lui faites confiance sur ses propres capacités d’adaptation. Il en est capable !

Si votre enfant crie la nuit, vous lui proposez de descendre dans le salon faire un petit câlin dans le canapé, (pour ne pas réveiller son frère ou sa sœur par exemple) ou de marcher en le gardant dans les bras (ça marchait très bien avec ma fille, ça la calmait) et après, vous lui expliquez bien que vous le ramenez dans son lit et que Doudou est là pour lui… Cela va prendre du temps, mais la mise en mots va l’aider.

Au début n’hésiter pas lui dire que vous comprenez qu’il ne soit pas d’accord ou pas content, parlez-lui de ses émotions, des vôtres, tout cela le rassurera…

Et surtout la journée, remplissez un maximum son réservoir affectif avec câlins, jeux… et ne pas hésiter de reparler de la nuit avec lui aussi.

Il s’agit de trouver des moyens pour qu’il puisse mieux dormir dans sa chambre et qu’il s’y sente rassuré ! 

Quelques pistes en vrac :

♥ La place très importante de doudou comme objet transitionnel pour aider à la séparation : Dans son lit, mon fils avait « son » doudou » et il lui arrivait souvent de le perdre dans la nuit. Dès l’instant, où je lui en ai mis deux (j’en avais plusieurs exemplaires !), il pouvait se retourner dans son sommeil et retrouver doudou quand même. Le doudou a une place très importante dans la vie d’un enfant et c’est au parent aussi de valoriser cette place.

La peur du noir (très fréquente) : Une petite veilleuse dans la chambre, en fonction des âges, l’enfant peut avoir besoin d’être rassuré par une petite lumière, le noir complet peut être source d’angoisse… Un doudou lumineux ?

L’ostéopathie

La micro-kiné : le corps garde en mémoire des traces, des traumatismes, des tensions accumulées dans notre vie d’adulte, dans notre enfance et même dans notre vie intra-utérine… Comment s’est passé la grossesse ?… 

L’homéopathie

Je dis toujours aux parents :

Surtout faites-vous confiance et faites confiance à votre enfant ! Discutez avec votre mari ! Échangez ensuite avec vos enfants ET votre mari ! Les enfants très jeunes comprennent beaucoup de choses ! Avec des mots simples et un ton de voix bienveillant et plein d’amour, des messages de réassurance affective passeront, vous verrez…

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